Qui suis-je ?

portrait de l'auteur

Je m’appelle Antoine Brodin. Après plus de 15 années d’apprentissage du verre soufflé, qui m’ont fait voyagé au japon notamment, j’ai décidé de renouer avec une découverte de jeunesse, le monde fascinant des bonsaïs !

Je vous explique dans ces lignes comment cette passion s’est réveillée chez moi.

En tant que bonsaïKa débutant j’aimerais partager ici mes expériences pour avancer pas à pas et explorer ensemble cet art, depuis les racines jusqu’au sommet!

Ranger la forêt?

Plus jeune j’adorais « ranger la foret » comme aimaient à se moquer certains de mes amis.
Moi j’appelais ça du land art.

J’emportais une paire de ciseaux ou un sécateur et je déambulais dans la vallée du Cens à Nantes prêt à tailler quelques spécimens, empiler roches et cailloux, peindre des arbres morts.

Et puis j’aimais le dessin, le croquis d’après nature, mais ça je vous en parle plus bas.

Aujourd’hui je suis père d’une petite fille et l’écologie est une valeur que je souhaite transmettre.

Sensibiliser-écologie-génération-suivante
Sensibiliser à l’écologie la génération suivante

Et qui mieux que l’arbre pour commencer?!
Il symbolise ce rapport symbiotique avec son écosystème.
Champion des connexions et réseaux d’informations il vit de folles histoires d’amour avec les champignons. Et Partout où il pousse il enrichit le sol.


Il a beaucoup à nous apprendre avec sa nature fondamentalement coopérative.

« Faites des arbres pas des bonsaïs »

J’aime bien cette phrase de Thierry Font, bonsaï-ka internationalement reconnu, humaniste et grand dessinateur.
Cette sentence illustre parfaitement l’écoute et la lecture que requiert un arbre, loin d’une considération purement schématique, sans réflexion globale sur le sens de ce geste.

Faire du bonsaï ne se résume pas à appliquer des recettes de cuisines. Il faut analyser, observer et comprendre l’arbre dans son biotope.

Un art du temps qui développe patience et humilité


Vous l’avez compris l’art du bonsaï est avant tout celui de faire pousser un arbre. Et comme envers tout être vivant, il faut de la sensibilité et du respect.


Et oui l’art du bonsaï c’est du sensible, du vivant, c’est un art du temps qui développe patience et humilité. Cela demande de la persévérance car en fin de compte l’arbre fait bien ce qu’il veut.

Souvenez-vous de vos cours de biologie à l’école primaire, quand on s’émerveillait de la pousse d’une lentille dans du sopalin humide… Pas très excitant comme apprentissage, non?!

Nous aurions des forêts dans nos établissements!


Imaginez ce que serait notre monde si des milliers d’enfant pouvaient contempler, comprendre et prendre soin d’un petit arbre resté en classe, générations après génération.


Nous aurions des forêts dans nos établissements!

Générations-après-génération
Générations après générations…

« Mon Bonsaï et moi » met donc l’accent sur la relation qu’entretient un Bonsaïka avec son arbre.


Bien souvent une véritable relation affective qui se déploie dans le temps entretenu par chacun selon sa culture et son vécu.

J’aurais tellement aimé ramener ces arbres à la maison quand je rangeais la forêt et de poursuivre ce lien singulier. Alors c’est ce que j’ai décidé de faire aujourd’hui en me lancant dans l’aventure avec vous.

Des racines au sommet…

L’idée est d’apprendre à créer une relation entre les racines et l’esprit.

Que ces arbres dont on s’occupe nous enracinent à notre culture et à notre environnement naturel.

Créer une relation entre les racines et l’esprit

Ils doivent refléter notre lieu et notre art de vivre.

Vouloir faire pousser un olivier en Norvège à autant de sens que manger des tomates en hiver! Il faut donc respecter l’esprit de l’espèce travaillée.


Du japon nous pouvons apprendre la technique mais nous ne pouvons pas pratiquer cet art, cet artisanat (comme le définit Olivier Barreau spécialiste des sauvageons) avec un esprit japonais.
Pourquoi? Et bien peut-être parce que nous ne sommes pas japonais et que le vivant, par sa définition même, demande une certaine forme d’adaptabilité.

Si c’est un chêne il est vain de vouloir le faire pousser vers le bas (forme de la cascade). Si c’est un chêne qu’il reste un chêne, l’arbre fondamentalement sait mieux faire une branche que nous.

vitalité
Dessiné sur le vif c’est saisir la vitalité d’un arbre

Faire des arbres trop parfaits ne permet pas de créer une émotion, au contraire travaillons autour et avec les défauts!


Ces défauts sont visibles quand on s’assoit et qu’on observe, un crayon à la main. Je vous parlais de dessin plus haut et voilà que ça se précise.

Quand tout le monde dessinait sous l’académie, eux, dessinait sous le cade.

Dessiner un arbre en pleine nature nous relie aux impressionnistes, ces peintres qui sillonnaient la campagne à la fin du 19è siècle et au début du 20ème siècle.

Quand tout le monde dessinait sous l’académie, eux, dessinait sous le cade.

Le dessin d’après nature nous permet de rentrer dans l’esprit de l’arbre, d’en saisir sa particularité, de comprendre que c’est peut-être cette branche cassée qui fait tout son charme.

Pour un bonsaika le dessin permet également d’affiner son projet avant d’entamer un travail de structure, surtout quand on débute.

Quel aspect, quelle dynamique, où placer les masses foliaires? Un travail de projection et d’anticipation. Un dessin à beaucoup de valeur.


Ce blog sera donc émaillé de mes dessins et croquis sur le vif.

Finalement…

Vous l’aurez compris je suis débutant et je vous propose d’avancer pas à pas afin qu’ensemble nous développions cette relation, qu’ensemble nous allions des racines au sommet.

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