Les styles EXOGÈNES dans le bonsaï

Les styles EXOGÈNES dans le bonsaï

Dans le précédent article nous avons exclusivement parlé des styles endogènes. Pour lire l’article Les styles endogènes dans le bonsaï c’est ici, si ce n’est pas déjà fait 😉


Aujourd’hui nous allons parlé du style exogène. Cette liste est beaucoup moins longue qu’avec les styles endogènes. Avec ces deux articles elle sera la plus complète que vous puissiez trouver sur internet. Et je le répète mais rassurez-vous je vous prépare quelques dessins.


Commençons sans plus attendre avec une définition du style exogène.

Style exogène: définition

La définition courante nous dit que c’est ce qui « provient de l’extérieur, qui a sa source en dehors de l’organisme« . Ici c’est la technique du formateur qui va appuyer, amplifier un choix. La forme penchée est souvent un style soufflé par les vents.


Environ 5 styles exogènes ont été déterminés.


Il y a le style penché, le style soufflé par les vents, le style creusé, le style bois mort et/ou écorcé. Nous terminerons cette liste par l’informel qui est parfait pour les débutants que nous sommes.

Commençons par le style penché

SHAKKAN: le style penché

Il existe trois variantes selon l’inclinaison du tronc qui varie de 45° à 60°: le Sho-Shakan, le Chu-Shakan et le Dai-Shakan.

Les racines qui s’accrochent du côté opposé à l’inclinaison sont très visibles et quasiment absentes côté inclinaison. On positionnera la 1ère branche du côté opposé à l’inclinaison pour un sentiment d’équilibre. Les contraintes exogènes comme le manque de lumière le force à s’incliner à la recherche du soleil.

FUKINAGASHI: le style « soufflé, battu par les vents »

Ce style très évocateur a été créé par les japonais habitant les zones côtières. On peut en distingué deux variantes déterminées par le vent lui-même:

  • Un vent fort et permanent créé un manque de branches sur un côté de l’arbre
  • Un vent fort mais temporaire n’affecte que la trajectoire de la ramification en bout de branche

SABAMIKI: le style creusé

Ce style affecte seulement les feuillus. Il appel la forêt et ses mystère: la chouette cachée dans le creux d’un arbre. Le pouvoir de régénération des pins ne leur permet pas d’être dans ce style. On prendra donc des arbres massifs, loin du style léger du lettré.

On peut creusé le collet, le haut d’un tronc et une face d’un tronc. Il faut prendre en compte la régénération des tissus: un travail de chirurgien.

Sabamiki-tronc-creusé
Tronc creusé avec une belle ramification

SHARIMIKI: le style bois mort et/ou écorcé

Ce sont de véritables oeuvres d’art quand c’est bien mené. Réservé aux vieux conifères poussant en milieu plus qu’aride (neige, désert, flanc de falaises…) ils nous racontent une histoire de lutte. Pour prétendre à cette appellation il faut qu’un tiers de l’arbre au moins soit écorcé.

Le style informel

C’est un style paradoxal car il est réservé aux débutants et aux connaisseurs.

Ce style provient de la morphogenèse de l’arbre, de son observation. Il n’a pas une implantation alternée des branches et elles sont indépendantes des courbes. On met en valeur un caractère remarquable qui ne rejoint pas un modèle théorique.

Le Prunus Kojo No Mai par exemple (que j’affectionne et que j’ai choisi pour débuter) à des branches qui poussent droites et d’autres qui tombent en courbes. Et je pense le travailler ainsi 😉

Mais ce n’est pas finit!

Dans un prochain article nous parlerons des associations de styles, de radeau et de forêt entre autres.

« On reconnaît la variété ou l’espèce d’un arbre en pot à la forme de son ombre »

Made in Japan

Si la nature est un vaste réservoir, arriverons-nous un jour à en explorer toutes les possibilités?

Je tiens à remercier Bonsaï Empire, Maître Bonsaï et Benoît Grandjean pour leur soutien et informations.

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