5 ARBRES faciles pour débuter

5 ARBRES faciles pour débuter

Je dit souvent tout au long de ces articles que je privilégie le local ou les espèces autochtones. Les arbres qui vivent sous nos latitudes. Il est plus facile pour quelqu’un qui habite dans le sud de la France où il fait extrêmement chaud de cultiver un olivier. Dans le nord vous aurez plus de difficultés et il faudra l’abriter en hiver.

Néanmoins pour débuter dans l’apprentissage du bonsaï il est préférable d’avoir quelque chose de gratifiant à se mettre sous le ciseaux.

Un arbre qui pousse vite et qui nous pardonnera nos erreurs. Le chêne par exemple pousse très lentement et les erreurs sont impardonnables, ou presque. Il demande beaucoup d’expériences et c’est vite décourageant.

Nous travaillerons donc avec des espèces bien connus provenant majoritairement d’Asie mais dont l’adaptation n’est plus à prouver.

Alors commençons tout de suite par la coqueluche des débutants: l’Orme de chine.

L’orme de chine

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L’orme de Chine

De son petit nom Ulmus Parvifolia il a la culture facile.

C’est un dur à cuire aux feuilles d’un vert intense. Les feuilles se réduisent très facilement.

On peut très vite créer de beaux plateaux ayant une ramification très dense!

Étant donné sa vigueur, on pourrait presque dire son éternelle jeunesse, il vous pardonnera bien des erreurs.


Durant sa jeunesse, comme nous, il a l’écorce bien lisse mais très vite il acquiert une patine de vieux marin: burinée et craquelée. C’est un semi-persistant. Cultivé en serre ou en orangerie il arborera son vert clinquant. Dehors toute l’année et il devient caduque (il perd ses feuilles en hiver). Vous avez le choix!

En dehors des canicule où il préfère la mi ombre, il ne craint pas le chaud. Au contraire il adore ça. Pensez tout de même à l’arroser! L’idéal en été c’est plein soleil au réveil, donc orienté à l’est puis une après-midi à l’ombre!

Un autre qui aime la mi-ombre c’est l’érable.

L’érable

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L’Erable et sa palette de couleurs

Il a plusieurs petits nom mais les plus connus sont l’Acer Palmatum et l’Acer Japonica.


C’est le chouchou des amateurs de bonsaïs!

Il est beau toute l’année et avec lui on sait ce que signifie l’automne: on se régale des changements de couleurs!


Il a les mêmes exigences, ou presque, que l’orme de chine. Lui aussi est du genre dur à cuire, il se cultive et se nanifie facilement. C’est un arbre qui pousse presque à vue d’oeil et jouera facilement le jeu des formes que vous souhaitez. Pensez tout de même à celle qu’il développe en général dans la nature.


L’été il ne craint que les courant d’air chaud et les coups de soleil. Alors même prescription que pour l’orme de chine: il profitera de sa matinée vers l’est et l’après-midi il se reposera à l’ombre. A la différence de l’orme il ne craint pas le froid et peut supporter le -10°.


C’est un arbre à feuilles caduques et dont la ramification en hiver ravie les amateurs et défie toujours les professionnels.

Question ramification le ficus n’est pas en reste.

Le ficus

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Le Ficus retusa

Tout un symbole.

Nous parlerons ici de la variété la plus commune et la plus connue: le Ficus Retusa Ginseng. Rien que son nom nous emmène ailleurs…Mais ça reste un figuier 😉


Vous en avez déjà vu, c’est même à lui que vous pensez quand on vous dit bonsaï tropical!


D’un point de vue culture il est presque plus facile que l’orme et l’érable. Disons que si vous habitez un appartement sans jardin il s’adaptera à vos conditions d’intérieurs. A condition d’avoir un maximum de lumière!

Si je ne le met pas en première ligne c’est que pour être optimisé il lui faut une humidité conséquente et une température constante de 15° minimum.
C’est l’inconvénient de choisir des espèces de climats à l’opposé du notre. De tropical il passe à tempéré. Cependant il fusionne facilement avec ses congénères: vous en achetez deux et rapidement vous en avez un seul, et imposant avec ça 😉


Il produit des racines aériennes à tour de bras (sous condition d’extrême humidité) et sa mise en forme n’a de limite que votre créativité. L’inconvénient de ce choix c’est qu’il est tellement produit en masse qu’il est difficile d’en trouver un n’ayant pas de traces de ligatures qui le marqueront à vie.
Mon premier bonsaï à été un ficus et je ne me lassais pas d’en explorer les lignes.

Celui qui à la ligne souple adaptable à votre imagination c’est le pin mugo.

Le pin mugo

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Le Pin mugo

Son nom latin n’est pas très différent c’est le Pinus Mugo. C’est aussi simple à retenir qu’à cultiver. Pour des débutants c’est l’espèce la plus facile à travailler dans la famille des résineux. Quand je dit simple je ne dis pas sans effort car il est de croissance lente. Avec le temps son écorce devient écailleuse, on dit squameuse.

Il symbolise presque à lui tout seul l’art du bonsaï tellement il est populaire.

Utilisons le féminin et disons que c’est l’espèce reine du bonsaï!


Et lui aussi c’est du costaud. Il a une résistance légendaire mais il prendra beaucoup de temps à pardonner vos fautes! Il est le symbole de la montagne et de nos ronds-points, donc il se prête à toutes les formes, à toutes les histoires que vous raconterez.

Il adore l’extérieur et le plein soleil: ce qui lui permet de réduire la taille de ses aiguilles. Trop d’eau et il rallonge les aiguilles!

Et pour finir je vous propose un arbre moins connu: le Métaséquoia.

Le métaséquoia

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Le Métaséquoia: l’arbre qui invoque les grands espaces

Son petit nom si je puis dire c’est le Metasequoia Glyptrostoboide.
C’est un proche parent du séquoia de californie.
Il faut savoir que Sequoia vient du Cherokee (une tribu amérindienne) sequoyah et que c’est un botaniste autrichien qui a adopté cette dénomination. On voyage en permanence avec les arbres!
On avait cru le métaséquoia, disparu mais il refît son apparition en 1943 en chine.

Le métaséquoia est un des rares conifères qui perd ses feuilles.

Il est à croissance rapide en plein terre et un peu plus lente quand il est en pot. Étant donné que nous alternons période de culture et période de mise en pot il va nous laisser le temps de l’apprivoiser. Sans avoir les pieds dans l’eau il aime les arrosages abondants.

Son écorce craquelée tombe petit à petit et le tronc vire à l’orangé, la classe artistique quand à l’automne son feuillage vire au brun rosé!

Il aime le soleil mais comme ses congénères il aime la mi-ombre durant les grosses chaleurs estivales. Son style naturel c’est tout droit, il pousse en verticale. Ce qui est assez restrictif dans la mise en forme d’autant que ses branches sont assez cassantes pour la ligature.

J’aime beaucoup cet arbre car il invoque les grands espaces.

Et ce n’est pas fini…

Nous avons fait le tour des 5 espèces les plus faciles, selon moi, pour commencer le bonsaï. Cette liste est sans conteste non-exhaustive et en flânant un peu sur internet ou dans les jardineries vous en trouverez beaucoup plus.

J’aurais aimé y glisser un arbre à fleur, comme le Prunus Kojo No Mai ou l’Azalée mais leur culture est beaucoup plus délicate. J’ai acheté 3 prunus pour commencer, un coup de coeur car nous en avons 2 énormes dans le jardin, et c’est seulement après que j’ai su qu’ils étaient peu utilisé. Mais leur délicatesse printanière me donne envie d’en prendre soin et de leur donner le meilleur!

Un petit conseil lors de votre choix. Vous pouvez tester la souplesse des branche à la main et il vous donnera une première indication de sa facilité ou non de mise en forme. Il n’y a pas besoin d’aller jusqu’à la rupture, on sent vite s’il a de la souplesse 😉

Alors vous prendriez quoi pour commencer?

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